Vous voulez fixer une étagère dans votre fourgon, réparer un filetage foiré sur une tondeuse ou assembler des tôles fines ? Oubliez la soudure. Il existe deux solutions « magiques » pour obtenir un résultat pro sans être chaudronnier : le rivet pop et l’insert fileté.
Voici comment choisir entre les deux et surtout, quel matériel utiliser pour ne pas rater votre coup.
1. Le match : Rivet Pop ou Insert Fileté ?
C’est la première question à se poser. Le choix dépend si vous voulez que ce soit démontable ou non :
Le Rivet Pop (L’indémontable)
C’est la solution rapide et pas chère. Une fois posé, ça ne bouge plus. C’est idéal pour les plaques d’immatriculation, les gouttières ou les tôles de bardage.
Le matériel : Pas besoin de se ruiner. Pour des travaux occasionnels, une pince à riveter manuelle classique suffit amplement pour 90% des chantiers.
L’Insert Fileté (Le démontable)
Aussi appelé « écrou à sertir », c’est mon favori pour l’aménagement de vans ou la mécanique. Il permet de créer un véritable pas de vis (filetage) solide, même dans une tôle de 1 mm d’épaisseur.
Le matériel : Ici, l’outil est différent. Il faut une pince capable de « tirer » fort. Je vous conseille de partir directement sur un coffret complet pince + inserts pour avoir les diamètres standards (M3 à M8) sous la main.
2. Tuto : Poser un insert comme un pro
C’est là que beaucoup de bricoleurs échouent. Contrairement à la cheville plastique classique (pour laquelle je vous renvoie à mon guide quelle cheville pour quel mur), l’insert demande une précision chirurgicale.
Étape 1 : Le perçage
C’est 80 % de la réussite. Si l’insert fait 9mm, percez à 9mm pile. Si le trou est trop grand, l’insert tournera sur lui-même quand vous voudrez visser. Utilisez un foret métaux neuf et bien affûté.
Étape 2 : Le sertissage
Vissez l’insert sur la pince spécifique. Insérez-le dans le trou. Serrez les poignées. La partie arrière va « bouler » (s’écraser) derrière la tôle pour verrouiller l’écrou.
Étape 3 : La vérification
Une fois la pince retirée, essayez de visser votre boulon à la main. Ça doit rentrer tout seul. Si ça force, c’est que le sertissage est trop écrasé.
3. Les pièges à éviter
L’erreur de matière : Ne mettez jamais un rivet en inox sur une tôle en aluminium (et inversement). Cela crée une « corrosion galvanique » : le métal va se ronger tout seul en quelques mois.
L’accessibilité : Ces outils demandent de la place pour manœuvrer les poignées. Si vous travaillez dans un recoin inaccessible (comme pour une serrure bloquée par exemple), la pince ne passera pas. Dans ce cas précis de serrurerie, si vous êtes coincé, regardez plutôt mon astuce pour enlever une clé cassée dans la serrure, cela vous évitera de tout percer.
Conclusion
L’insert métallique est l’arme secrète des aménageurs et des mécanos. C’est un petit investissement, mais cela vous sauve des situations où le vissage classique est impossible.
Pour aller plus loin dans vos fixations :
- Le secret d’un rivet qui tient : Tout se joue au moment du trou. Pour ne pas vous tromper de mèche, consultez mon guide : Quel foret choisir pour percer le métal proprement ?
- Pas de métal mais du béton ? Si vous devez fixer quelque chose de très lourd dans un mur plein, l’insert ne suffira pas. Passez au niveau supérieur ici : Scellement chimique ou Goujon : le guide des charges lourdes.






