Dans cette vidéo, je vous montre les points essentiels pour installer une VMC double flux en rénovation.
Découvrez les erreurs à éviter et mes astuces pour obtenir un système performant. En effet, installer une VMC double flux rénovation permet de récupérer jusqu’à 90 % de la chaleur de l’air extrait. Par conséquent, vous obtenez une réduction des factures de chauffage de 15 à 25 % et un confort thermique nettement amélioré. Contrairement aux entrées d’air froid classiques, ce système insuffle un air filtré directement dans vos pièces. De plus, pour un bricoleur motivé, c’est un projet tout à fait réalisable pour supprimer l’humidité. Toutefois, avant de vous lancer, pensez à vous équiper avec un kit outils débutant pour faciliter le montage.
Comment fonctionne réellement une ventilation double flux ?
Le principe de la VMC double flux rénovation repose sur un échangeur thermique intégré dans un caisson central. Concrètement, l’air vicié aspiré dans les pièces humides croise l’air neuf provenant de l’extérieur sans jamais se mélanger. Grâce à ce système, la chaleur de l’air extrait est ainsi récupérée pour réchauffer l’air entrant, au lieu d’être perdue. Pour ma part, j’utilise le modèle VMC Ideo 325 d’Unelvent, car il est reconnu pour son bon rendement. De plus, si vous avez un poêle, la VMC aidera à mieux répartir les calories, même si elle ne remplace pas un répartiteur de chaleur dédié.
Quels sont les principaux avantages du système ?
Récupération de chaleur haute performance
Filtration des pollens, poussières et polluants extérieurs
Suppression des courants d’air froid aux fenêtres
Diminution radicale de l’humidité intérieure
Quelle différence entre VMC simple flux et double flux ?
Si vous avez déjà lu notre article pour choisir une VMC simple flux contre l’humidité, vous savez qu’elle se contente d’extraire l’air vicié. La VMC double flux va plus loin en gérant l’entrée d’air de manière mécanique. Ce système est bien plus performant en rénovation, malgré une installation technique, car il offre un air filtré et préchauffé là où la simple flux laisse entrer l’air extérieur tel quel.
Tableau comparatif pour bien choisir
| Critère | VMC simple flux | VMC double flux |
| Principe | Extraction de l’air vicié | Extraction + insufflation |
| Entrée d’air | Grilles sur fenêtres | Réseau de gaines filtrées |
| Récupération de chaleur | ❌ Aucune | ✅ Jusqu’à 90 % |
| Confort thermique | Courants d’air possibles | Air tempéré et homogène |
| Qualité de l’air | Air extérieur non filtré | Air filtré (pollen, poussière) |
| Économies de chauffage | Faibles | Réduites de 15 à 25 % |
| Niveau sonore | Faible | Très faible si bien installée |
| Adapté à la rénovation | ✅ Oui | ✅ Oui (avec anticipation) |
L’avis de Fredo : Est-ce vraiment rentable ?
On entend souvent que la double flux n’est jamais rentable ou qu’elle consomme trop. C’est faux si on choisit un moteur basse consommation et qu’on réalise l’entretien soi-même. Mon astuce de découpe de filtres permet de diviser le coût de maintenance par quatre, rendant l’investissement bien plus attractif sur le long terme.
Pourquoi l’échangeur thermique est-il si important ?
L’échangeur thermique est le cœur de la machine. C’est ici que les calories passent de l’air chaud sortant vers l’air froid entrant. Pour améliorer encore les performances, certains font le choix d’un couplage avec un puits canadien, une solution qui utilise l’inertie du sol pour tempérer l’air avant son passage dans la VMC, été comme hiver.
Coupler la VMC double flux avec un puits canadien
Pour améliorer encore les performances, la solution ultime est d’associer votre machine à un système géothermique de surface. En choisissant d’installer un puits canadien soi même, vous utilisez l’inertie du sol pour tempérer l’air neuf avant son passage dans la VMC. En hiver, l’air n’arrive plus à 0°C mais à 12°C, ce qui évite le givrage de l’échangeur et augmente considérablement le rendement global de votre ventilation.
Comment installer une VMC double flux en rénovation étape par étape ?
Pour réussir votre chantier, suivez ces étapes essentielles :
Déterminer l’emplacement du caisson central (combles ou local isolé)
Tracer le parcours des gaines d’insufflation et d’extraction
Percer les plafonds pour les bouches d’air
Poser les gaines isolées et assurer leur étanchéité
Raccorder le caisson au réseau et à l’évacuation des condensats
Régler précisément les débits pour chaque pièce
Où placer le caisson de VMC et comment passer les gaines ?
Le réseau est plus complexe qu’en simple flux car il faut doubler les conduits. Prévoyez des passages dans des faux plafonds ou des coffrages afin d’éviter de percer des murs porteurs inutilement. Une bonne planification facilite l’installation. Pour ma part, j’ai installé des gaines souples isolées, ce qui est très courant en rénovation pour la facilité de pose. Cependant, si vous avez le budget et l’espace, le PEHD semi-rigide est une excellente alternative car il est plus simple à nettoyer sur le long terme. Attention : évitez de placer le caisson dans un garage non isolé, l’échangeur perdrait toute son efficacité face au froid extérieur.
Comment garantir le silence et l’étanchéité de son installation ?
Une installation efficace repose sur des conduits parfaitement étanches. C’est pourquoi vous devez utiliser impérativement des gaines isolées pour éviter la condensation.
Pour un silence optimal, installez un premier mètre de gaine acoustique en sortie de caisson. Ce dispositif absorbe les bruits de ventilation avant qu’ils n’arrivent dans les chambres. Fixez l’ensemble avec des colliers de serrage de qualité.
Par ailleurs, pour assurer une étanchéité parfaite, j’utilise systématiquement de l’adhésif aluminium professionnel sur tous les raccords. En effet, une micro-fuite sur chaque raccord peut faire perdre 10 % de rendement à votre échangeur.
Enfin, n’oubliez pas un point crucial : bouchez les anciennes grilles d’aération de vos fenêtres. En effet, si vous les laissez ouvertes, le circuit de la double flux sera totalement court-circuité et vous perdrez tout le bénéfice du préchauffage.
Quel est le prix d’une VMC double flux et comment réduire l’entretien ?
Certes, le coût d’une VMC double flux est plus élevé, mais en revanche, les économies de chauffage amortissent rapidement l’achat. Pour réduire les frais d’entretien, j’utilise une méthode simple et efficace :
Ma solution pour payer moins cher : achetez vos filtres G4 et M5 en rouleaux de grande dimension.
Découper le média filtrant aux dimensions de mes cassettes
Remplacer les filtres tous les 6 mois à moindre coût
Aspirer les bouches d’extraction une fois par trimestre
Pourquoi l’entretien régulier est-il indispensable ?
Pour garantir l’efficacité de votre installation, les filtres doivent être remplacés au moins deux fois par an. Des filtres encrassés réduisent les performances, sollicitent les moteurs et dégradent la qualité de l’air intérieur. Pensez à vérifier régulièrement votre rouleau de média filtrant afin de ne jamais être pris au dépourvu. Installer une VMC double flux en rénovation demande de la rigueur, mais le gain en confort et en économies est réel.






